Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 17:56

 

Edge LED, Full LED, Local Dimming… autant de technologies différentes regroupées autour d’un seul et même coeur, les diodes électroluminescentes. Ces diodes, employées pour le rétroéclairage des écrans LCD, tendent à remplacer massivement les classiques néons CCFL.

Avant d’aborder des nouvelles technologies de rétroéclairage, un petit point sur la technologie LCD.

La technologie LCD, Liquid Crystal Display ou écran à cristaux liquides, est née approximativement dans les années 70, et sa commercialisation ne débuta que dans les années 80. La technologie la plus connue, TN ou Twisted Nematic, était employée pour les écrans d’ordinateurs portables mais son faible taux de contraste, 50:1, et son temps de réponse situé entre 150 ms et 25 ms empêchaient toute utilisation acceptable dans un téléviseur.

 

 

TN LCD

De nos jours, c’est la technologie TFT (Thin Film Transistor) qui est employée dans les téléviseurs à écran plat LCD. Elle se compose de deux plaques de verre, prenant en sandwich un liquide contenant des cristaux présentant la particularité d’orienter les ondes lumineuses. Les deux plaques de verre contiennent un filtre polarisant, ne laissant passer la lumière que si elle présente une certaine orientation. Chaque sous-pixel rouge, vert et bleu est commandé par un transistor appliquant un courant électrique au cristal liquide qui le fait changer d’état. La lumière passe donc plus ou moins en fonction de cet état.

Le LCD ne pourrait pas être employé seul pour restituer une image. Il n’émet pas de lumière, et se contente de la filtrer. Il faut donc utiliser ce qu’on appelle un rétroéclairage, un éclairage par l’arrière de la dalle, qui produit une lumière qui sera filtrée par la dalle pour afficher une image. Il en existe plusieurs types, employant des néons classiques ou plus récemment, des LEDs.

Le rétroéclairage par néons CCFL

Le rétroéclairage par néons CCFL est le plus largement employé dans les moniteurs LCD, et donc dans les téléviseurs à écran plat. Il se compose de tubes néons fluorescents disposés derrière la dalle, ou en périphérie de celle-ci, la lumière étant diffusée par une plaque de type lentille de Fresnel. Ses avantages principaux : son faible coût et sa grande simplicité de fabrication.

 

CCFL

Certains petits “problèmes” sont à déclarer, comme par exemple un spectre de couleur assez étroit, et une impossibilité de l’éteindre complètement et rapidement, ce qui limite son utilisation dans le cadre d’un contraste dynamique.

Le rétroéclairage LED Edge

Le LED Edge fait appel à des diodes électroluminescentes (LEDs), placées en périphérie de la dalle LCD. Par rapport aux néons CCFL, les avantages sont une consommation énergétique réduite, ainsi qu’un spectre de couleurs plus important. En outre, les LEDs peuvent être activées et éteintes rapidement, ce qui permet une utilisation plus fine dans le cadre d’un contraste dynamique. Le niveau des noirs, lors de l’affichage d’une image sombre, est donc amélioré.

 

 

Edge LED

Parmi les différents inconvénients constatés, on peut citer une uniformité de la luminosité approximative, la lumière étant diffusée sur la surface de la dalle par un procédé optique. Le gros avantage de cette technologie reste son extrême compacité, permettant de fabriquer des écrans très fins, à l’image du ZX1 de chez Sony qui ne mesure que 9.9 mm d’épaisseur.

Le RGB LED

Le RGB LED (pour Red Green Blue, rouge vert bleu) est une technique de rétroéclairage faisant appel à des LED des trois couleurs primaires disposées à l’arrière de la dalle LCD. Première technique de rétroéclairage par LED, elle a été utilisée avant que des LEDs de couleur blanche soient disponibles. Ses avantages sont une consommation d’énergie inférieure aux néons CCFL, un meilleur contraste à l’instar du Edge LED, et surtout un spectre de couleurs plus large que toutes les autres technologies de rétroéclairage. Seul problème : son coût. Les constructeurs ont donc dû réfléchir à des solutions alternatives, telles que le Full LED.

 

 

RGB LED

Le Full LED

Le Full LED se compose, à l’instar du RGB LED, d’un tapis de diodes placé derrière l’écran. Blanches, on en utilise donc moins que pour le RGB LED, permettant une réduction substantielle du coût de fabrication. La luminosité présente une meilleure uniformité, et le taux de contraste lié à la transmission directe de la lumière est meilleur.

 

 

LED Local Dimming

 

 

Par rapport au RGB LED, le spectre de couleurs est moins étendu, mais reste bien supérieur à ce qu’il est possible de faire avec des néons CCFL. L’encombrement est en outre supérieur à l’Edge LED (remarque valable pour le RGB LED, Full LED et Local Dimming). Sharp a fait ce choix technologique dans sa dernière gamme de téléviseurs LE700.

Le LED Local Dimming

Le LED Local Dimming se compose, à l’instar du Full LED et du RGB LED, d’un tapis de diodes électroluminescentes. Les avantages et inconvénients sont donc équivalents, mais le Local Dimming va plus loin. En effet, les diodes sont organisées par zones dans une matrice, dont la luminosité est pilotée en temps réel par un contrôleur dédié. En fonction de l’image affichée, les diodes verront leur puissance modulée, ce qui permet de baisser la luminosité sur des zones sombres ou au contraire de la booster sur des zones claires. A la clé, un taux de contraste qui grimpe en flèche et qui oscille généralement entre 1 000 000:1 et 5 000 000:1.

Inconvénient majeur : son coût dû à la présence d’un étage driver pour les LEDs.

 

Toshiba LED Local Dimming

LED Local Dimming

 

Dans la vidéo suivante, vous pourrez voir un écran à coeur ouvert avec un rétroéclairage LED Local Dimming en fonction sur le téléviseur Toshiba 55ZL1.

A vous donc de bien décortiquer les spécifications constructeurs de l’écran que vous convoitez, et de faire vos choix en conséquence. D’une manière générale, il est préférable de prendre un écran à rétroéclairage par LED, solution plus pérenne que le rétroéclairage par néons CCFL. Que vous choisissiez finesse ou qualité du contraste, la technologie à adopter ne sera pas la même. Les écrans Local Dimming, dotés d’une technologie de pointe, seront donc signalés à grand renfort de communication par les constructeurs, difficile donc de passer à côté!

 

SOURCE

http://www.cinenow.fr/articles/21643-retroeclairage-led-local-dimming-edge-led-full-led-explications

 

Repost 0
3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 17:38

 

 

La majorité des foyers sont aujourd’hui équipés d’une TV écran plat compatible avec la Haute Définition. La guerre fait donc rage parmi les constructeurs et il est parfois difficile de s’y retrouver dans cet univers qui a de quoi effrayer les moins technophiles d’entre nous.

A équipement comparable, la question revenant le plus souvent est de savoir quelle technologie choisir entre un écran Plasma, une TV LCD ou désormais une TV à LED. D’autant plus que chaque fabricant apporte dorénavant son lot d’innovations en fonction du type d’écran.

Voici un petit guide pour vous aider à faire le bon choix en toute simplicité.

 

Les écrans Plasma


 

De quoi s’agit-il ?

La technique de restitution de l’image provient d’un mélange de gaz (Argon et Xénon) contenu entre 2 plaques de verre. L’émission d’un courant électrique au sein de ce mélange permet de créer le Plasma.

Intérêts / avantages

Les raisons d’opter pour un écran plasma sont multiples :

  • Vous bénéficiez de meilleurs contrastes grâce à une qualité des noirs évidente et une large gamme de couleurs. C’est la solution idéale pour regarder vos films sur Blu-Ray ou DVD
  • Les écrans plasma sont plus grands que ceux issus des autres familles (au minimum 94 cm)
  • Les écrans Plasma sont aujourd’hui plus accessibles en terme de tarifs.

Inconvénients

Au delà de ces réelles qualités, les écrans Plasma souffrent de quelques défauts.

  • Leur poids. En effet, la dalle en verre est plus lourde comparée aux dalles plastiques des écrans LCD ou Led. Faîtes donc bien attention si vous devez accrocher l’écran Plasma à votre mur et choisissez le support mural adapté.
  • La consommation électrique est plus élevée (de l’ordre de 20 % par rapport à un écran LCD et aux TV LED)
  • Ce type d’écran nécessite une pièce relativement grande en raison de la taille de l’écran
  • Les écrans plasma ne sont pas optimisés pour les jeux vidéos. Un syndrome d’image persistante (Burning) peut survenir et ce, même si les derniers Plasma ont fait de gros progrès sur le sujet. Il n’est par exemple pas impossible de continuer à percevoir le logo d’une chaîne une fois la TV éteinte suite à une utilisation intensive.

Pourquoi choisir un écran Plasma?

Vous êtes un cinéphile DVD-vore ? Le Plasma est fait pour vous. Les écrans sont grands, la restitution des couleurs est plus naturelle, l’image bien plus fluide et les contrastes très élevés. Leur usage parfait pour regarder un Film dans une pièce sombre !

Les innovations

Certains fabricants comme LG propose des modèles dotés d’un « mode Photo ». Cela permet au téléviseur de reproduire les photos (ou autres contenus multimédia) à l’écran avec une clarté et une résolution particulièrement fidèles à l’original. Notez également que ces images peuvent être affichées avec des effets tels que monochrome, sépia, peinture à l’huile et vignette…

Il existe désormais plusieurs modèles d’écrans plasma pourvus de la certification d’affichage THX. Il s’agit de la norme de référence pour les produits électroniques de divertissement audiovisuels.

Sachez également que les téléviseurs plasma intègrent maintenant des prises HDMI et USB.

Enfin, notons que le problème d’effet burning a été atténué sur les plasmas nouvelle génération. A ffichées trop longtemps, les images fixes pouvaient continuer à se voir (en surimpression) pendant des heures. Désormais, les derniers modèles utilisent des technologiques capables de prévenir ce phénomène.

Les écrans LCD

 


De quoi s’agit-il ?

Les initiales LCD signifient «Liquid Crystal Display» que l’on peut traduire dans notre belle langue par «écran à cristaux liquides». Cette technologie s’est généralisée sur la plupart de nos écrans quotidiens : téléphones portables, moniteur d’ordinateur, appareils photos, machines à laver, le LCD est partout.

 

Intérêts / avantages

La technologie LCD dispose également de sérieux atouts :

  • C’est le choix du marché : le LCD est la technologie adoptée en majorité par les acheteurs de TV
  • Une offre plus large avec notamment plus de choix dans la taille des écrans
  • Une luminosité très supérieure au plasma permettant un meilleur affichage dans une pièce éclairée
  • Les écrans LCD sont moins gourmands en électricité que les écrans Plasma
  • L’image est également plus fine et plus précise avec des résolutions natives bien souvent supérieures au Plasma.

Inconvénients

  • Les écrans LCD sont hélas plus fragiles. Attention au syndrome du pixel mort ! Que votre écran soit allumé ou éteint, un pixel peut rester noir suite à un mauvais coup. Il a beau être minuscule, mais s’il reste immobile, vous ne verrez plus que lui, surtout s’il est en plein milieu de l’écran !
  • Les contrastes sont moins élevés que pour un écran plasma. Mais les constructeurs ont énormément progressé dans ce domaine, rattrapant peu à peu leur retard.
  • Par rapport au Plasma, le temps de réponse de l’image est aussi plus élevé, donnant l’impression d’une image moins fluide. Mais là aussi, les constructeurs ont fait énormément de progrès.

Pourquoi choisir un écran LCD ?

Les écrans LCD sont les plus polyvalents du marché. Ils couvrent l’immense majorité des utilisations : jeux vidéo, TV, Cinema, Multimédia…

C’est aussi la solution technologique idéale pour un écran d’appoint. Si vous êtes à la recherche d’un second téléviseur ou si vous disposez d’une pièce plus petite : optez pour un écran LCD !

Les innovations

Sachez qu’on trouve actuellement des écrans LCD tactiles, et/ou capables de se connecter à Internet.

Les écrans LED

 

 

De quoi s’agit-il ?

Les écrans LED ne sont pas une catégorie de TV à part entière. Ils appartiennent à la famille des écrans LCD. Leur grande différence réside dans le rétrocéclairage qui se fait cette fois à l’aide de diodes permettant notamment de corriger les inconvénients majeurs des écrans LCD «standards».

Attention, il convient de différencier l’écran Edge LED du Full LED. Pour l’écran Edge LED, entre 300 et 400 LED encadrent le périmètre de l’écran et éclairent une plaque photoconductrice qui diffuse la lumière derrière la dalle.

Le Full LED consiste à avoir des LED sur l’ensemble du panneau rétroéclairant. Il comporte plus de LED que sur la technologie « Edge LED ». L’uniformité de la luminosité et le contraste sont donc meilleurs mais le téléviseur se révèle plus épais.

Intérêts / avantages

En plus des atouts d’un écran LCD, les TV Led ont d’autres intérêts majeurs.

  • La luminosité est encore plus importante grâce à la qualité de rétro-éclairage
  • Le contraste est bien meilleur que sur un écran LCD. On se rapproche de la qualité d’un écran Plasma sans toutefois l’égaler.
  • Un écran LCD est plus respectueux de l’environnement et plus écologique avec une consommation électrique plus faible (de l’ordre de 30 % par rapport à une TV LCD standard)
  • L’offre de TV LED est de plus en plus large et tend à se démocratiser.
  • Les écrans sont aussi plus fins et plus légers améliorant sensiblement le design des écrans les plus récents.

Inconvénient

  • Même si les tarifs baissent, les écrans LED restent plus chers que les TV LCD ou Plasma

Pourquoi choisir un écran LED ?

Vous souhaitez être à la pointe de le technologie ? Vous êtes à la recherche d’une qualité d’image exceptionnelle ? Le design est un élément déclencheur de votre achat ? Alors foncez pour un écran LED !

Les innovations

Comme pour les écrans LCD, il existe des TV LED tactiles et connectées. Toutefois, ces dernières ont la particularité de pouvoir être pourvues d’une technologie 3D (passive ou active).

 

Que retenir ?

 

 

 

 

Choisir son écran plat n’a rien de simple. Plasma, LCD ou LED, votre sélection doit se faire selon votre usage et la place que vous allouez à la TV dans votre foyer.

Vous êtes un cinéphile averti et ne jurez que par un écran de grande taille ? Le plasma est fait pour vous.

Vous êtes un adepte du zapping ou du jeux vidéo ? L’écran LCD vous ravira par sa polyvalence.

Vous souhaitez être à la pointe du design, de la technologie et de l’environnement ? Vous serez comblés par votre TV LED.

Une fois votre décision prise, d’autres critères importants seront à prendre en considération : la connectique, la résolution, le design, la taille de l’écran et bien sûr, le prix. Mais le plaisir des yeux en vaut la peine !

Qu’en est-il de la 3D ?

On trouve la technologie 3D sur ces trois types de technologie.

  • Si les écrans LCD sont les plus polyvalents, ergonomiques et abordables, ils disposent toutefois de noirs moins profonds.
  • Les écrans LED sont dotés d’un taux de contraste élevé et d’un design souvent élaboré. De plus, ils se révèlent moins gourmands en termes de consommation électrique.
  • Enfin, les écrans Plasma possèdent eux aussi leurs points forts : fluidité de l’image, brillance, grandes diagonales, taux de contraste optimal… Cependant, ils s’avèrent particulièrement encombrants.

Notez que la durée de vie qu’un écran plasma 3D est inférieure à celle des autres types d’écran.

Il faut savoir qu’un bon téléviseur 3D possède avant tout toutes les qualités d’un excellent téléviseur 2D. Qui plus est, il est important de prendre en compte le « taux de rafraîchissement » lors de votre choix. Ce dernier détermine la fluidité de l’image, ce qui n’est pas négligeable étant donné que l’écran doit afficher deux images pour une même scène  pour proposer une 3D fluide. Concrètement, il est conseillé d’opter pour un écran dont le taux est au minimum de 200 Hz…

Enfin, une prise HDMI High Speed permettra à l’écran de recevoir parfaitement les images 3D que lui envoient un lecteur Blu-ray 3D ou un Home cinema 3D.

 

source

http://blog.boulanger.fr/high-tech-multimedia/plasma-lcd-ou-led-quel-ecran-plat-choisir/

 

 

De l'analogique au numérique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De l'analogique au numérique 

 

L'apparition des écrans plats en lieu et place des écrans à tube a permis de gagner en encombrement et d'agrandir les surfaces d'affichage, mais a aussi amené une nouvelle manière de générer les images. Cette dernière est au cœur du fonctionnement de nos TV actuelles, il est donc essentiel d'en comprendre le fonctionnement.

Pour générer une image les écrans cathodiques fonctionnaient de manière entièrement analogique, le canon à électron des TV à tube balayait l'écran, de haut en bas et de gauche à droite, de très nombreuses fois par seconde. Concrètement, cela signifie que l'image n'était jamais affichée entièrement à l'écran, mais générée ligne par ligne, la persistance rétinienne donnant l'impression d'une image entière. Pour améliorer le confort visuel, certains téléviseurs à tube augmentaient la fréquence de balayage par seconde du faisceau d'électron (exprimée en Hertz).

Les écrans plats ont un mode d'affichage très différent. Le fonctionnement est ici purement numérique et basé sur des pixels. Pour un écran plat, chaque image est un ensemble de plusieurs milliers de points, appelés "pixels", pouvant chacun prendre une couleur (Rouge Vert Bleu), être éteint (noir) ou allumé (blanc).

Lorsque l'appareil reçoit l'information à afficher, il va découper l'image en autant de points que de pixels disponibles, déterminer la couleur de chacun d'entre eux et allumer ou éteindre chaque pixel en fonction de ces informations. L'image est donc affichée intégralement contrairement aux écrans à tube.

Ces différences sont fondamentales pour comprendre les technologies déployées dans les écrans actuels.

 

Aller plus loin : le fonctionnement d'un téléviseur à tube

Les écrans à tube avaient un mode de fonctionnement entièrement analogique, qui reposait sur un composant nommé "canon à électrons" (il s'agit du fameux "tube cathodique"). Comme son nom l'indique, ce dernier envoyait en permanence un faisceau d'électrons, très fin, qui venait percuter la vitre du téléviseur pour générer l'image. L'écran de ce type de téléviseurs était recouvert de matières phosphorescentes qui réagissaient au choc des électrons en créant un point lumineux. Une matière différente par couleur primaire (Rouge Vert Bleu) était utilisée pour les écrans couleurs.

 

Plasma ou LCD?

Il existe deux grandes technologies d'affichage au sein de la famille des écrans plats : le LCD et le Plasma. Chaque méthode d'affichage possède ses avantages et ses inconvénients, ainsi que ses supporters et ses détracteurs. Concrètement, aucune de ces deux technologies n'est parfaite, mais chacune est plus ou moins adaptée à certains usages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plasma

Les nuances de couleur obtenue pour chaque pixel d'un plasma dépendent de la tension électrique qui leurs est appliquée (cf "aller plus loin"). Il est possible de faire varier cette tension sur 256 niveaux par couleur, permettant d'obtenir pas moins de 16.7 millions de nuances de couleurs différentes (256 x 256 x 256)! Il s'agit là d'une des grandes forces du plasma, capable de rendre des dégradés très fins grâce à son panel de couleur élevé.

En parallèle, le plasma permet d'obtenir des noirs extrêmement profonds. En effet, si une cellule n'est pas stimulée, elle ne produit aucune lumière et est donc parfaitement noire! Nous verrons par la suite que le LCD ne permet pas d'éteindre entièrement un pixel.

Noirs très profonds (et donc très haut taux de contraste), bon rendu des couleurs et réactivité (les cellules de gaz réagissant quasi-instantanément au champ électrique) sont donc les plus grands atouts du plasma. Cependant, cette technologie n'est pas parfaite et souffre de certains défauts.

Pour différentes raisons, la technologie plasma est difficile à décliner sur de petites diagonales, obligeant à acquérir des téléviseurs de grande taille (plus d'un mètre de diagonale) pour bénéficier de ses avantages. De même la consommation des écrans plasma est supérieure à celle des écrans LCD, ce qui peut se ressentir sur la facture électrique si ce dernier est souvent allumé.

Enfin, le plus grand inconvénient des écrans plasma reste sans conteste le phénomène de marquage (encore appelé "brûlure" ou "burning"). Si une image fixe reste affichée en permanence sur l'écran pendant une longue durée (ex: logo d'une chaine, ou jauge de vie sur un jeu vidéo), il est possible de voir apparaitre une trace fantôme de cette image pendant plusieurs heures une fois cette dernière disparue (lors d'un changement de chaine ou de programme).

Les dernières générations de plasma corrigent en partie ces défauts (notamment concernant le marquage)

Le plasma est donc particulièrement adapté à un usage majoritairement orienté cinéma (films Blu Ray et DVD) et sport grâce à ses noirs profonds, ses dégradés et sa réactivité (aucune saccade dans les scènes rapides).

 

Aller plus loin?: le fonctionnement d'un écran plasma

Le fonctionnement d'un écran plasma est schématiquement assez simple. Derrière chaque pixel de la dalle se trouve trois cellules de gaz (argon, néon et xénon notamment), une pour chaque couleur primaire. Un réseau d'électrode va permettre à ces cellules d'être traversées par un courant électrique, leur faisant produire des rayons ultraviolet. Enfin, une couche de phosphore va permettre de transformer ces UV en lumière visible par l'œil humain, colorée en rouge vert ou bleu. Chaque pixel de couleur est donc la résultante de la stimulation individuelle de trois cellules de gaz.

 

 

 

LCD

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le LCD (pour Liquid Crystal Display, ou "affichage à cristaux liquides) fonctionne de manière très différente du plasma. Un écran LCD est une sorte de "sandwich" de différentes couches, dont le cœur serait constitué d'une plaque de cristaux liquides. Ces derniers ont la capacité de moduler la quantité de lumière qui peuvent les traverser en faisant varier leur opacité. C'est cette capacité qui va être utilisée pour générer l'image.


Chaque pixel est divisé en sous-pixel (Rouge/Vert/Bleu) grâce à des filtres placés devant la couche de cristaux liquide. Derrière cette dernière se trouve une source lumineuse, qui permettra de générer l'image. Lors de l'affichage, la lumière émise par le rétro éclairage va venir traverser la couche de cristaux liquides, qui va selon les zones laisser passer plus ou moins de lumière. Une fois passée par les filtres Rouges Verts et Bleus, cette dernière va composer chaque pixel de l'image.

Ce mode de fonctionnement permet aux écrans LCD de consommer nettement moins que les écrans plasma, et d'être déclinés sur des petites et moyennes diagonales. De fait, la technologie LCD est aujourd'hui très largement majoritaire sur le marché et bénéficie de l'attention de la totalité des fabricants du marché, qui proposent un très large choix d'écrans LCD. De plus, étant sensiblement plus légers que les plasma, il est plus facile de composer une installation murale avec un LCD.

Enfin, avantage important des écrans LCD, ces derniers s'accommodent mieux aux pièces lumineuses ou fortement éclairées, là ou les plasma sont plus à l'aise dans des pièces sombres.

La technologie LCD a cependant elle aussi des inconvénients, dont une réactivité moindre que celle du plasma. Cependant l'un des plus connus reste la sensibilité au phénomène de "pixel mort". Il arrive qu'avec le temps un ou plusieurs pixels restent bloqués indéfiniment dans un état donné (noir, blanc, rouge, vert, bleu), provoquant ainsi une gêne pour le spectateur.

Enfin, comme nous l'avons vu, contrairement aux cellules de gaz des écrans plasma, les cristaux liquides des écrans LCD n'émettent pas leur propre lumière et nécessitent une source de rétro éclairage pour afficher l'image. De cette particularité découle l'un des principaux défauts des écrans LCD: ces derniers peinent à afficher un noir profond. Les cristaux liquides laissent en effet toujours passer un peu de lumière, ce qui ce traduit par un noir plus clair et moins profond que le noir pur des plasma.

Les écrans LCD sont économiques à l'usage, fins et très polyvalents. Ils sont donc particulièrement adaptés à un usage mixte (émissions de TV, jeux vidéo, visionnage de fichiers multimédia...). Le grand choix de modèle sur le marché permet de trouver très facilement un écran répondant parfaitement à vos besoins.

Les LED, nouvelles venues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D'une manière générale, la source de rétro éclairage la plus couramment utilisée au sein des écrans LCD sont les tubes CCFL, qui se rapprochent des tubes néon utilisés pour l'éclairage domestique. Le fond de l'écran est tapissé de tubes CCFL, plus ou moins nombreux selon les modèles, dont il est possible de faire varier l'intensité lumineuse. Cette méthode présente l'avantage d'être économique et parfaitement maîtrisée.

Cependant, leur usage implique un téléviseur relativement épais (le plus souvent entre 12 et 15 cm), et ne permet pas de faire varier finement le contraste d'une image (la luminosité baisse sur toute la longueur du tube concerné). Les téléviseurs moyens et haut de gamme utilisent donc aujourd'hui un nouveau type de rétro éclairage: le rétro éclairage par LED.

Les LED (ou "diodes électroluminescentes" en français) sont plus petites qu'un tube CCFL et consomment nettement moins, tout en étant plus lumineuses. Elles permettent donc d'obtenir des téléviseurs plus fins (quelques centimètres d'épaisseur), et d'obtenir un meilleur taux de contraste. Il est possible de rencontrer des téléviseurs LCD dits "Full LED" et "EDGE LED".

Dans une TV Full LED, l'arrière de l'appareil est tapissé de LED (chacune d'entre elle éclairant plusieurs pixels). Cette méthode permet de rehausser sensiblement la luminosité de l'écran, mais aussi de gérer finement le contraste de l'image grâce au "Local Dimming". Cette technique permet de baisser l'intensité d'une LED unique pour assombrir une zone très précise de l'image sans impacter le reste de l'image comme le ferait un tube CCFL. De plus, cette technique, couplée à l'utilisation de LED RGB, permet d'afficher un nombre de couleur sensiblement supérieur à celui d'un LCD classique ou EDGE Led. En contrepartie, les écrans Full LED affichent un prix à la hauteur de leurs performances et sont réservés au haut de gamme.

  La majorité des écrans à rétro éclairage LED utilise la technique dite du "EDGE LED". Dans cette configuration, les LED sont intégrés dans les bords gauches et droits de l'écran. Le rétro éclairage n'étant plus arrière mais latéral, il est possible d'affiner encore l'écran, les écrans plats les plus fins utilisent donc tous le EDGE LED. Les appareils EDGE LED conservent l'avantage d'une luminosité accrue et d'une consommation réduite mais perdent la capacité à profiter du local dimming. Ils se situent donc entre les TV à tubes CCFL et les TV Full LED, tant en terme de qualité d'affichage que de prix, en faisant d'excellents milieux de gamme.

 

 

Les écrans LCD à rétro éclairage LED permettent donc d'obtenir des écrans plus fins et plus légers, tout en améliorant la qualité d'image produite. Le Full LED représente le meilleur de la technologie LCD actuelle, mais reste onéreuse. Les écrans EDGE LED permettent quant à eux de profiter de la majorité des avantages des LED pour un coût moins élevé.

 

source

http://www.boulanger.fr/content/bfr/animation/bcbu/ecrans-plats.html


Repost 0
3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 16:20

 

Dalle LED, Néon, LCD, CCFL, qu’est ce que tout cela veut dire ?

 

 

 

   

Toutes nos dalles actuelles sont LCD et TFT, c’est à dire à cristaux liquides de dernière génération. Avant le TFT (ou matrice active), il fallait être en face de l’écran pour voir des couleurs à peu près fidèles, sinon… !
Le problème avec les cristaux liquides c’est qu’ils ne produisent aucune lumière, il faut les éclairer.
Les dalles les plus répandues sont équipées d’un tube néon (ou deux) encastré dans la structure métallique. C’est le CCFL (Cold Cathode Fluorescent Tube). Il faut un inverseur de courant (inverter) pour fabriquer une tension d’environ 1000 volts pour allumer le tube.
Le système consomme de l’énergie, l’inverter chauffe et a une durée de vie limitée. La lumière n’est pas répartie de manière égale sur l’image.

 

 

 

 

 

 

 

 

D’abord faites pour les téléphones ou les GPS, depuis peu les dalles LED font une entrée en force !
Elles n’ont que des avantages :
Une matrice de diodes éclaire l’image par l’arrière, de façon plus homogène, cela consomme moins d’énergie, plus besoin d’inverter ! Par contre, elles sont tout autant fragiles aux chocs et ne sont pas plus fiables…

Nos amis constructeurs ont cette fois innové : ils ont créé des dalles avec le connecteur situé à droite et la même dalle avec un connecteur à gauche !
Micropuces vend donc des dalles universelles, munies d’un adaptateur droite-gauche, sans supplément de prix. Cela fait un souci de moins.
Sachez enfin que Néon ou LED, la qualité d’image et la résolution ne changent pas. Par contre, impossible de remplacer l’une par l’autre, connectique et tension sont différentes. Ce serait trop simple… !

 

 

source

http://blog.micropuces.com/le-saviez-vous-n%C2%B05.html

 

Repost 0
3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 15:17
Le numérique s'immisce peu à peu dans notre quotidien, ce qui a pour conséquence d'entrainer un degré de complexité dont on se serait bien passé. Pour simplifier la vie du consommateur, les constructeurs ont pris initiative de mettre au point différents types de standards. Le DLNA en est un, il répond à un besoin de convergence dans le domaine du multimédia. L'idée est la suivante : faire communiquer entre eux les appareils électroniques multimédias que l'on est fréquemment amenés à utiliser dans le domaine personnel ou professionnel.

Fini donc l'obligation de graver ses films, celle de posséder une connectique complexe sur ses différents appareils ou encore l'étape complexe de configuration de son routeur. Pour caresser ce doux rêve d'une communication simple entre les différents appareils, certains prérequis sont nécessaires : une communication avec ou sans fil, tout d'abord, mais également un protocole commun à tous.

C'est ce que tente d'apporter le DLNA, pour Digital Living Network Alliance, une alliance de constructeurs qui tentent de définir un standard utilisé par de nombreux appareils électroniques de tout type : smartphones, appareils photo, cadres numériques, console de jeux et téléviseurs, entre autres. En clair, grâce au DLNA, il est possible de prendre une photo et de la visualiser immédiatement sur son téléviseur à écran plat, ou d'écouter la musique de son PC sur sa chaîne Hi-Fi.

Quel est donc le matériel nécessaire pour bénéficier cette convergence ? Quels sont les appareils compatibles ? Comment s'utilise en pratique ce protocole et de quoi est-il capable, notamment au niveau des formats gérés ? Ce guide consacré au DLNA apportera une réponse concrète à toutes ces questions.

DLNA
Crédit : http://www.dlna.org/


Sommaire :
 

La technologie DLNA

DLNA
Le DLNA a une ambition forte : faire de l'idée de convergence une réalité simple à mettre en œuvre. Cela sous-entend d'éviter au maximum de mettre les mains dans le réglage des routeurs et autres pare-feu, toutes ces choses qu'un novice en informatique sera bien en mal de réaliser ou qu'un habitué se passerait bien de faire. Si l'idée est donc excellente, sur quelle base technique s'appuient ces technologies pour fonctionner de façon si simple ?

Il faut tout d'abord disposer d'un serveur de média (Digital Media Server, DMS) : son rôle va être de fournir aux autres éléments du réseau tout le contenu multimédia (image, musique, vidéo) dont il dispose. Un réseau DLNA n'est pas limité à un seul serveur et les fichiers peuvent être proposés par différents éléments : ordinateurs, NAS, disque dur autonome… Nous aborderons plus loin les spécificités des DMS.

À l'opposé de ces derniers existent les DMP (Digital Media Player), c'est-à-dire les appareils qui sont à même de lire les contenus diffusés par le ou les serveurs. Ces appareils peuvent être une chaîne Hi-Fi, une console de jeu ou encore un téléviseur. Nous détaillerons également plus avant les nombreux appareils de ce type et leur spécificité.

UPnP
Ces serveurs et ces récepteurs s'appuient sur un réseau basé sur le standard iPv4 (et ses protocoles TCP/IP, UDP et HTTP) plus répandu pour l'instant que l'iPv6. Cependant, la dernière évolution du protocole, l'UPnP 1.1, s'est penché sur la question et gère désormais l'IPv6. C'est ensuite sur l'architecture UPnP AV (Universal Plug and Play Audio-Vidéo) qui est utilisée. Basée sur le protocole UPnP et dédiée à la diffusion de contenu multimédia, l'UPnP AV est l'autre dénomination du DLNA. C'est elle qui est censée permettre la mise en œuvre d'un réseau sans configuration avancée, si tant est que tous les composants de ce réseau soient compatibles avec cette norme. Le protocole UPnP AV agit en trois phases distinctes :

  • Lorsqu'un périphérique compatible est connecté au réseau, il avertit les autres éléments présents sur ce même réseau. Ils échangent alors des informations basiques comme le type de périphérique. C'est le processus de découverte, rendu possible par le protocole SSDP (Simple Service Discovery Protocol).

  • Dans une seconde phase, ce sont des informations plus précises qui vont être échangées via un fichier XML qui contient la marque, le numéro de série du périphérique ou encore une adresse Web à laquelle se référer. C'est la description.

  • Une fois la description de l'appareil interprétée, il est possible de lui envoyer des commandes spécifiques, tandis que le périphérique est lui-même capable de notifier les autres appareils de son changement d'état. L'échange continue sous format XML, grâce au protocole SOAP (Simple Object Access Protocol).

    Quel matériel pour votre réseau ?

    freebox
    L'élément principal d'un réseau est probablement aujourd'hui le boîtier ADSL de votre fournisseur d'accès. Il embarque un routeur et utilise à la fois le câble Ethernet ou la liaison Wi-Fi, sans fil. Toutes les communications entre vos appareils passent, la plupart du temps, par ce boîtier. Cependant, c'est le seul rôle que tiendra votre box, puisqu'aucune configuration n'est ici requise. Point de port à rediriger ou à ouvrir, tout dépend ici du client et du serveur. Grâce aux particularités du protocole UPnP AV, ce dernier ne nécessite en théorie aucun réglage au niveau du pare-feu. En pratique, nous verrons que cela n'est pas toujours le cas. Sachez enfin qu'il n'est pas nécessaire de passer par un routeur pour établir une liaison entre le client et le serveur, qui peuvent être connectés directement, via un câble croisé.

La façon dont sont connectés vos appareils entre eux va en revanche avoir un rôle prépondérant. Une connexion Wi-Fi, aussi pratique soit-elle, ne sera pas toujours la plus adaptée pour diffuser un contenu Haute-Définition, mis à part peut-être la dernière norme 802.11n, capable de débits réels assez élevés dans certaines conditions. Une liaison filaire sera elle certainement pertinente, mais moins esthétique. Un bon compromis sera sans doute la technologie CPL (Courant Porteur par Ligne), qui offre à la fois discrétion et bon débit, mais qui est encore parfois trop dépendante de la qualité du réseau électrique de votre habitation.

Client : les appareils compatibles

Nous l'avons vu, un réseau DLNA se compose d'un ou de plusieurs serveurs, et de clients. Ces derniers sont identifiables via le logo indiquant leur certification, qui peut être de plusieurs ordres :

  • PlayStation 3 de trois quart
    les DMP, pour Digital Media Player : ces appareils sont capables de lire des vidéos ou de la musique, comme le peuvent certains téléviseurs, la Xbox 360 de Microsoft, la PlayStation 3 de Sony ou encore la Freebox HD, depuis la mi-mai et le firmware 1.5.11. Certains disques durs multimédias héritent également de cette certification.

  • Les DMC, ou Digital Media Controller. Ces éléments sont capables, grâce à une partie du protocole UPnP, d'intervenir comme commande à distance d'un serveur UPnP AV. Ce sont souvent des appareils mobiles comme des smartphones (le N95 de Nokia, par exemple) qui héritent de cette certification. Certains DMC sont par ailleurs capables d'agir de façon autonome, comme des serveurs, pour envoyer des éléments sur un DMP : c'est le cas d'un appareil photo comme le Samsung ST1000. Dans cet esprit, on trouve également les DMU (Digital Media Uploader), qui sont capables d'envoyer des photos, notamment, vers un serveur DMS, ou encore les DMD (Digital Media Downloader), qui récupèrent quant à eux de la musique à partir d'un serveur. Encore une fois, ce sont pour la plupart des appareils mobiles.

Samsung ST1000
   
Nokia N95


  • Les Digital Media Renderer (DMR), en mesure d'afficher des photos prises à partir d'un appareil photo ou de diffuser de la musique. Les téléviseurs possédant la certification DMP sont a priori capables d'afficher des images provenant d'un serveur, ainsi que certains cadres photo. Il existe également des enceintes sans fil certifiées DMR, aptes à diffuser de la musique envoyée via la demande d'un DMC, ou encore des chaînes Hi-Fi ou des amplificateurs, qui se connecteront directement à un serveur adéquat afin de lire vos fichiers audio.

Chaîne Hi-Fi Sony DLNA


  • Il existe enfin les DMPr, ou Digital Media Printer. Comme leur nom l'indique, ce sont des imprimantes qui vont pouvoir sortir des photos envoyées par un appareil mobile possédant la certification DMC. Ces produits, en devenir, restent toutefois rares à l'heure actuelle.

Du côté des serveurs


Windows Home Server005
Nous avons vu qu'il existait différents types de « clients », mais quels sont les appareils capables de faire office de serveur DLNA ? Si certains disques durs multimédias autonomes sont équipés d'un serveur UPnP AV (comme notre XTreamer de test), ce sont bien les ordinateurs qui sont le plus souvent mis à contribution. Certains sont spécialisés dans le domaine, comme les NAS ou les Home Server. Avec ce type d'ordinateurs (et particulièrement les Home Server), un minimum de configuration est requis et ce genre de serveur est très facilement reconnu par les différents périphériques clients.

Les ordinateurs plus « traditionnels » sont moins orientés vers le partage et malgré la relative simplicité du protocole UPnP AV, certains réglages sont parfois nécessaires, nous le verrons plus tard. Une fois ces ajustements effectués, un ordinateur classique pourra alors très bien se comporter en tant que serveur UPnP, si tant est qu'une couche logicielle adaptée soit installée.


La solution du serveur logiciel


En effet, contrairement aux serveurs dits « matériels » (qui embarquent leur propre solution), un ordinateur nécessite l'installation d'un serveur de type logiciel. Il en existe de très nombreux, notamment des programmes gratuits, à commencer par... Windows Media Player. Depuis sa version 11, le lecteur de Microsoft intègre en effet le Windows Media Connect (en version 3.0 pour Windows XP, en version 4.0 pour Vista et Windows 7), qui permet de faire fonctionner votre PC comme un serveur UPnP AV.

Évidemment, il existe d'autres logiciels dédiés, comme le très bon PS3 Media Server (qui existe également sous Mac) ou encore Nero Media Home. Sous Linux, Mediatomb constitue une excellente solution.

Nero home scr
Nero Media Home est équipé d'un serveur UPnP


La question des formats


Logo Blu-ray Disc
Peut-on lire tous les fichiers présents sur son PC via un réseau DLNA ? Tout dépend en fait à la fois du client et du serveur que vous utilisez. Initialement, la certification DLNA impose la compatibilité avec le format JPEG pour l'image, le PCM pour le son et le MPEG-2 pour la vidéo. Tous les autres formats ne sont qu'optionnels pour les clients comme les téléviseurs, les chaînes Hi-Fi ou les cadres photo. De même, certains contenus protégés par DRM (on pense aux disques Blu-Ray) sont susceptibles de ne pas pouvoir être diffusés sur certains DMP non compatibles.

Comment, dès lors, passer outre ces limitations très contraignantes ? En comptant tout d'abord sur les « clients » : certains téléviseurs sont capables d'afficher des vidéos autres que de simples MPEG-2, et certaines chaines Hi-Fi pourront jouer des fichiers MP3, notamment. À vous de lire attentivement les spécifications techniques des différents appareils.

Caractéristiques 46B700
La liste des formats pris en charge par notre téléviseur


L'autre possibilité serait d'effectuer du transcodage sur le serveur avant de lire sur le client. En effet, les formats MPEG-2, le PCM ou le JPEG ne nécessitent qu'une fonction de streaming de la part du serveur, qui n'a rien d'autre à faire qu'à transmettre le flux brut. Mais un ordinateur est capable de bien plus et des fichiers d'autres formats peuvent être acheminés aux clients après la conversion qui s'effectue à la volée. Pour cela, il est nécessaire d'avoir un logiciel adéquat. C'est le rôle de PS3 Media Server, par exemple. Nous verrons en page suivante si ce type de solution est réellement intéressant.

La suite sur Clubic.com

Le DLNA dans la pratique

Sur le papier, la technologie DLNA est très intéressante : une connexion simple et rapide, sans configuration, entre des appareils très différents... De quoi rêver ! Mais dans la pratique, où en est-on exactement ? Quelles sont les vraies avancées apportées par l'UPnP AV et les défauts qui subsistent ?

Une satisfaction, la mise en place du réseau

C'est la vraie avancée de l'UPnP AV : partager ses fichiers est vraiment devenu simple et ne nécessite pas de connaissances particulières en réseau. Plus besoin d'ouvrir les ports de son routeur ou de configurer son pare-feu, le partage se fait relativement simplement. Relativement, car il subsiste ci ou là quelques étapes à valider avant de pouvoir bénéficier du contenu de son disque dur sur son téléviseur, par exemple.

Pare-feu
Les programmes comme PS3 Media Server s'ajoutent automatiquement à la liste des exceptions du pare-feu


Voici un exemple : si vous utilisez Windows Media Player ou le Samsung PC Share Manager comme serveur UPnP, vous devrez autoriser le périphérique « client » à accéder à vos données. L'autre légère difficulté consiste également à définir quels sont les dossiers que vous souhaitez partager. Si Windows Media Player sélectionne automatiquement les dossiers Musique, Vidéo ou Images de vos documents, il faudra lui préciser le chemin d'un autre dossier, placé sur un disque externe par exemple. PS3 Media Server ne fait pas mieux, puisqu'aucun dossier n'est présélectionné. En revanche, tous les périphériques sont acceptés par défaut et le logiciel, comme bien d'autres, s'ajoute automatiquement à la liste des exceptions dans le pare-feu de Windows.




Partage WMP
 
Droits PS3

Pensez à autoriser vos périphériques dans Windows Media Player sans quoi ils ne pourront pas accéder à vos dossiers partagés


On s'aperçoit également de l'intérêt de la technologie DLNA lorsque l'on utilise un matériel tel que l'appareil photo numérique Samsung ST1000 ou le smartphone Nokia N95 : connectés au même réseau que notre téléviseur DLNA, ces périphériques ont immédiatement été reconnus. Les photos de l'appareil pouvaient alors être affichées sans autre configuration qu'il soit, tandis que sur le N95, la manipulation restait simple, malgré quelques étapes supplémentaires propres au modèle testé.

Sur le téléviseur, la manipulation est enfantine : grâce au bouton « Sources » de la télécommande, vous accédez aux différents périphériques DLNA présents sur le réseau et pouvez afficher leur contenu via des menus, certes basiques, mais explicites.

Sources DLNA
 
Navigation televiseur Samsung

Choisissez votre source sur le téléviseur et naviguez parmi les fichiers disponibles sur le serveur

Notez enfin qu'aucun problème de débit ne nous a gênés durant nos tests, sachant que nous utilisions une connexion câblée. Comme nous le disions en introduction, le Wi-Fi n'est pas une solution envisageable lorsqu'il s'agit de lire des fichiers vidéo HD dont le bitrate peut atteindre 9 000 Kbits/s.

Nos différents tests

Pour appréhender en détail l'apport de l'UPnP dans notre utilisation du partage de médias, nous avons rassemblé de nombreux périphériques compatibles : un ordinateur, tout d'abord, le disque dur multimédia Xtreamer, une Xbox de Microsoft, une Sony PlayStation 3 et un téléviseur Samsung 46B7000WW.

Du côté des logiciels, nous avons testé de nombreuses solutions avec TVersity, PS3 Media Server, Orb, Nero MediaHome, Windows Media Player et le programme propriétaire Samsung PC Share Manager. Nous avons effectué des tests basiques de lecture vidéo notamment, en tentant à chaque fois :
  • de lire tous les fichiers que contenait notre dossier de test ;
  • de naviguer parmi les films via le contrôle du flux ;
  • d'afficher, pour certaines vidéos, les sous-titres ;
et ce pour nos trois DMP que sont le téléviseur Samsung, la Xbox et la PS3.

Des possibilités encore trop limitées

Après ces différents tests, nos conclusions sont plus que mitigées : certes, la mise en réseau des différents périphériques est relativement simple, quoiqu'elle pourrait l'être encore davantage. Orb, TVersity ou PS3 Media Server font par exemple mieux dans le domaine que Windows Media Player ou le logiciel propriétaire de Samsung. De même, certains appareils comme le N95 ne facilitent pas vraiment le partage, contrairement au ST1000 de Samsung dont le module DLNA est particulièrement réussi.

Si l'on parle de formats en revanche, le constat est accablant : le DLNA se veut une certification amenant l'utilisateur à ne plus se poser de telles questions, et pourtant nous sommes loin, très loin du compte. Selon le logiciel employé et le périphérique utilisé, nous n'obtenons quasiment jamais le même résultat... Nero MediaHome, Windows Media Player ne nous ont pas permis la lecture des fichiers MKV sur la Xbox, la PS3 ou le téléviseur. TVersity nous a également posé quelques soucis avec la bande-son des fichiers MKV. Orb, quant à lui, transcode le signal de manière assez chaotique, laissant apparaître une vidéo particulièrement laide.

La problématique des sous-titres et des pistes audio est également d'importance. Et le constat n'est pas meilleur. Nous avions à notre disposition plusieurs fichiers MKV proposant (c'est tout l'intérêt du conteneur en question), plusieurs langues pour la bande-son et les sous-titres. Le téléviseur et le logiciel de Samsung n'ont pas pu nous offrir la liberté de choisir ce qui nous intéressait, alors que le logiciel est parvenu à transmettre les dits fichiers au téléviseur. De même, nous avions dans notre échantillon de test un fichier avec sous-titres séparés : seul le Samsung PC Share Manager s'est montré capable d'intégrer automatiquement les sous-titres.

PC Share Manager
Le PC Share Manager de Samsung est efficace mais pas exempt de tout reproche


Le cas de PS3 Media Server est à part : grâce à Mencoder, le logiciel réencode à la volée les fichiers et propose, dans un dossier séparé, plusieurs fichiers selon la langue ou les sous-titres. Mais les fonctions « Langue » ou « Audio » des télécommandes ou des menus des Xbox, PS3 et autres téléviseurs sont inutiles.

Les MKV ne sont évidemment pas les seuls types de fichiers vidéo. Les AVI sont quant à eux mieux partagés... Néanmoins, si les logiciels serveurs se montrent à l'aise avec ce type de fichiers, les clients se montrent quant à eux plus difficiles. Ainsi, le téléviseur n'accepte que les flux issus de Windows Media Player et du logiciel dédié Samsung PC Share Manager, tandis que la Xbox nécessitera une mise à jour gratuite, mais qui vous contrait à vous connecter au Xbox Live. Autre limitation du « client » qu'est le téléviseur Samsung, son incapacité à décoder le son au format DTS. N'hésitez pas, à ce propos, à consulter le site du constructeur de votre matériel afin de vérifier si certains formats ne sont pas pris en compte via des mises à jour du firmware de votre appareil.

Telechargement Xbox
Pour lire certains fichiers, la Xbox nécessite une mise à jour, heureusement gratuite


Enfin, évoquons la possibilité de contrôle du flux vidéo : elle est nulle avec la Xbox ou le téléviseur, quel que soit le logiciel utilisé. Avec la PS3, les choses s'améliorent quelque peu, puisque la console est en mesure d'avancer ou de reculer dans le flux de manière relativement fluide, du moins pour les fichiers qui ne dépassent pas la dizaine de gigaoctets. L'interface de navigation sous forme de vignettes est alors particulièrement agréable.

Navigation PS3
La navigation par vignettes sur la Sony PS3
Le DLNA est une alliance de grands constructeurs du monde de la haute technologie. À ce titre, il est naturel d'attendre de la part d'une telle certification un minimum de simplicité. Au niveau du réseau, on ne peut que louer les efforts fournis : en se basant sur le protocole UPnP, les fabricants sont parvenus à faciliter des connexions qui nécessitaient avant de longs moments de configuration. Regarder les photos de notre ST1000 ou du N95 sur le téléviseur s'est avéré effectivement simple à l'usage, surtout si un réseau Wi-Fi est déjà présent dans votre habitation, comme c'est souvent le cas avec les boîtiers ADSL des différents FAI.

Samsung ST1000
Samsung UE-46B7000

Cependant, d'énormes progrès restent à accomplir compte tenu des problèmes rencontrés avec nos différents fichiers vidéo : entre les logiciels qui ne reconnaissent pas certains fichiers et les clients qui ne peuvent pas les lire, les contrôler ou simplement associer les sous-titres, nous sommes loin du compte. Le simple fait de devoir posséder un serveur logiciel est en soi déjà relativement complexe, d'autant plus quand certains d'entre eux nécessitent une autorisation pour pouvoir se connecter à un client...

PS3 Media Server fait office de bon élève dans ce constat plutôt médiocre, mais aussi efficace soit le logiciel, il ne peut pas tout face à un téléviseur qui refuse d'en accepter le format. Associé à une Xbox ou une PS3 en revanche, ce programme représente probablement la meilleure solution à l'heure actuelle. La console de Sony nous semble d'ailleurs plus apte que celle de Microsoft à servir de lecteur déporté, notamment grâce à ses fonctions de contrôle du flux, que ne possède pas la Xbox.

PS3 Media Server
PS3 Media Server constitue une bonne solution associé à une Xbox ou, mieux, à une PS3
Source
http://www.clubic.com/article-314912-1-dlna-reseau-multimedia-maison.html
Repost 0

Présentation

  • : SAV AUCHAN_DOMINIQUE TECHNICIEN INFORMATIQUE
  • SAV AUCHAN_DOMINIQUE TECHNICIEN INFORMATIQUE
  • : actualte du sav auchan
  • Contact

Compteur pour blog,facebook,forum..

Recherche

Archives

Pages